Le plus doux poignard Alain Borne

Alain Borne
Le plus doux poignard


Préface de Mathieu Bénézet

Frontispice de Jean-Paul Héraud




Tant de fleurs dont le nom a plus d’odeur que la réalité qui décevrait aussi nos yeux.
Je rêve. Le monde nous est, paraît-il, offert mais si peu qu’il vaut mieux lui préférer son
image plus drôle à l’approche, au toucher, à la possession.
Monde fermé où j’avance en m’enrageant de plus en plus. De plus en plus triste d’une
tristesse de révolte plutôt que de résignation.
Passer, ne rien tenir, ou si peu, et encore dérisoi-rement se sentir plein de privilège.





" Y aura-t-il d’autres voyages. Mes « courtes ailes » seront-elles aptes à relancer les dés. Il y a un œil qui me, te regarde. Un œil surgi de la laideur et de la beauté appariées, empiénées. Ensanglanteries des « têtes humaines », « brisées de catastrophe ». Ce que j’écris a l’éclat du gel, d’une phrase sans destinataire, orpheline et qui pourtant répand son huile « nourricière ». La phrase rêve, engendre « le plus doux poignard », dans le Palais où le Roi attend la mort."

M. B.





Un volume de 80 pages, limité à 700 exemplaires sur Olin, les vingt premiers, co-édités avec Le Trident neuf, numérotés, contenant une gravure originale de Jean-Paul Héraud.




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